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laure

Portail ou sitothèque indépendante ?

Bonjour,
J'ai lu il y a peu de temps que l'année 2007 serait celle du portail (source : ADDNB) : certains fournisseurs de SIGB améliorent leur interface par conséquent les bibliothèques font figurer leurs signets à proximité du catalogue. D'autres ont choisi, peut-être dans l'attente d'outils performants une interface avec une sitothèque, en intranet pour la plupart. Du point de vue du contenu, quelle évaluation faire de ces sitothèques ? dans le fonds, elles correspondent à une re-création continue de listes de signets communes à chaque bibliothèque ?, dans la forme, portails et sitothèques renvoient à des modèles graphiques homogènes ou à ceux de leurs fournisseurs ? Les questions sont nombreuses,le débat est ouvert.

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ben oui c'est pas sans poser de pb, notamment d'organisation des espaces; car qui dit signet dit web donc connexion donc temps devant les postes...comment spécialiser les postes dans les espaces?
la question du contenu est effectivement très importante...faut-il réinventer la poudre à chaque fois? syndiquer des contenus très ciblés? cataloguer des sites web? (et donc mélanger de l'info texte intégral et de de l'info bibliographique?
par contre sur le modèle graphique, il est clair que les portails doivnet vraiment être graphiquement homogènes par rapport à la collectivité et non le fournisseur, ça me semble évident...(mais je sais, aujourd'hui c'est pas souvent le cas...)

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* Sur Bibliopedia on avait discuté la possibilité de faire une sitothèque collaborative.
* Par contre il est intéressant que les bibliothèques ajoutent leurs sélections locales de liens.
* Les usagers n'ont pas forcément envie de consulter les sitothèques mises en place par leurs bibliothécaires, mais ça a un intérêt comme outil pour les questions/réponses orales.

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C'est une question qui est en effet loin d'être close... A défaut de trouver la solution idéale j'avais proposé il ya un an environ un projet pragmatique qui a pour avantage d'exister tout en étant perfectible et permettant de se poser des questions sur du concret. Cette initiative, comme toute expérience à distance est une aventure tant humaine que technique : apprendre à travailler à distance avec des contraintes très différentes (temps, disponibilité ou autres) et des appropriations techniques également. L'idée était de commencer par un bout et que l'expérience est de toute façon riche d'enseignement. Il s'agit de mettre en commun (de façon "collaborative " ses meilleurs signets pour réaliser une sorte de "réservoir" dans lequel irait puiser chaque bibliothèque pour construire ses propres signets ou sitothèques. Ou encore l'utiliser tel quel en cas de manque de temps : http://websito.free.fr/ Il avait été choisi l'axe "autoformation" pour répondre à besoin de plus en plus important de "formation tout au long de la vie" . Besoin relayé par les bibliothèques et sans doute au coeur des nouvelles problématiques de nos instiutions dans une société de la connaissance. La forme blog permet une interface assez modulable et visuelle comme une utilisation directe de la part du public sur place et à distance. Il s'agit aussi de blogs qui s'empilent : le portail général "websito.free.fr" donne accès à d'autres sitothèques thématiques : Autoformation Internet, Emploi et orientation, sites jeunes etc.... L'idée et surtout le pari est de tenter de profiter de ces nouveaux outils à distance pour mettre en commun nos compétences diverses pour répondre à une préoccupation commune (mission commune aussi) : répondre aux publics de façon la plus adéquate (ce qui est une vaste question en fait) Préoccupation également commune aux animateurs multimédias. Ce n'est peut-être pas le lieu de développer davantage cette initiative qui est appelée à évoluer constamment (comme elle a déjà évoluée depuis 1 an , car changement de plate-forme) et en fonction des évolutions techniques et des idées de ceux qui s'y impliquent à divers titres. Techniquement, les signets sélectionnés sont également mis sur Yoono afin de vérifier rapidement les liens morts et également permettre l'import/export facilement partout. Tout cela est à mûrir en fonction des idées de ceux qui s'y intéressent.

* Techniquement, les logiciels pour réaliser des listes de signets sont en gros : : Yoono http://www.yoono.com/index.jsp ; delicious http://del.icio.us/ ; favoritoo http://www.favoritoo.com/ (ils permettent des gestions collaboratives aussi). Il en existe certainement d'autres.
Je continuerai la discussions sur Bibliopédia (que je n'avais pas repérée).

* A l'expérience, on peut voir que les usagers consultent des sitothèques si les médiateurs (bibliothécaires, animateurs) en parlent, donc les connaissent et les sélectionnent (comme pour les livres ou autres supports il me semble). Plus que l'outil, je crois que la connaissance des contenus est tout autant déterminante. Donc, si les médiateurs utilisent les sitothèques pour répondre aux questions des publics puis les renvoient sur ces sitothèques, il y a de grandes chances que certains usagers s'en emparent... Avec Internet, ce qui change c'est que l'usager a davantage le choix de suivre au non les prescriptions des bibliothécaires et médiateurs en général : d'où une perpétuelle remise en question de notre rôle. A mon avis, celui-ci est renforcé mais nous obligent également à une certaine "humilité" : nous sommes moins "incontournables" mais pourtant sans doute encore plus nécessaires pour aider le public à se frayer un chemin dans cette profusion d'informations et d'outils.

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Bonjour, tout d'abord merci pour vos réponses.

Si les signets découlent d'un principe collaboratif et commun, étant donné que nous contribuons à une logique encyclopédique - cela semble maintenant une évidence pour chacun. Avec la réserve que des ressources dites nationales (BNF ou BPI) ne sont pas toujours adaptées à un public de médiathèque. Cependant les médiathèques sont en mesure de s'orienter, comme cité plus haut, vers une différenciation, propre au territoire, des ressources proposées. Car les ressources locales sont plus que jamais consultées avant de se déplacer dans un lieu de proximité ; elles pourront donc être intégrées à chaque rubrique de la connaissance.

Un rôle important également, celui des sitothèques d'enfants, dont le Canada(vu récemment) a pris toute l'ampleur devant l'immensité Google.

Bon et pour le plaisir, un site de référence, http://www.bibliovirtuelle.ca/, qui propose des informations rapides dans un premier temps puis un répertoire thématique. Si le portail n'est pas très attractif, il présente de nombreuses ressources encyclopédiques gratuites, intéressant dans sa construction.
Il renvoie à une conception sociétale qui n'est pas la nôtre en indiquant des champs en faveur des minorités : à quand des ressources multiculturelles dans nos sitothèques ?

Merci Véronique pour cette réponse très complète et les solutions techniques.

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Et sous forme de wikis ? Ne serait-ce pas une forme tout aussi fonctionnelle ?

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Pour ma part et dans la collectivité où j'exerce, cette solution n'est pas retenue pour des questions de sécurité en réseau d'un réseau interdépendant avec les activités de l'agglo.

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Pour ceux qui ne le connaitraient pas, la BU de Paris 4 utilise un compte del.icio.us pour ses signets:
http://del.icio.us/bibliparis4
L'avantage, c'est de pouvoir réutiliser ces signets de différentes manières sur son site:
- présentation des signets en page d'accueil sous différentes formes (notamment nuage de tags)
- syndication des nouveautés dans l'accueil d'un ENT voire tri de ces nouveautés par tags-disciplinaire pour cibler en fonction des besoins de l'étudiant ou du lecteur...
- autres à imaginer

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Bon, on en a déjà discuté avec Xavier (le pauvre me supporte à l'ENSSIB...) mais sur les nuages de tags, je m'interroge : en BU, quel apport ? Savoir que tel ou tel ressource a "plu" ou "servi", c'est à la fois intéressant, et ça ferme les horizons (tout le monde risque de suivre les mêmes chemins, même intéressants). Sauf si les bibliothécaires taggent aussi, des ressources moins "battues", pour filer la métaphore du chemin...
Dit autrement, mais le débat est loin d'être nouveau (Xavier, reste calme s'il te plaît en lisant ce qui suit) : pour ma part, le web 2.0 dans sa composante sociale de masse me laisse perplexe. Et je pense n'être pas un vieux réac. Enfin j'espère.
Mais sérieusement, une ressource mise en avant par pleins de surfeurs est-elle nécessairement une ressource vraiment intéressante ? Quelle place avons-nous là-dedans ? Comment pouvons-nous apporter une valeur ajoutée - parce qu'une fois que tout le monde a taggué Harry Potter, où est le plus ? Je retiens d'ailleurs le "autres à imaginer de Xavier plus haut... Mes questions sont très naïves mais pour ma défense, je suis encore un "jeune" bibliothécaire ;-) et vos avis m'intéressent beaucoup.

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Il me semble que justement, nous avons un rôle essentiel à jouer. Médiateurs entre usagers et documents, il nous incombe d'expliquer les enjeux de la participation à l'information et son traitement 2.0. Expliquer les principes, les enjeux, le rôle de chacun, plus simplement responsabiliser les usagers-acteurs dans leurs usages. Loin d'un rôle de prescription, il s'agit de rendre l'usager autonome en lui donnant les moyens de choisir, de décider par lui-même, et d'agir en conséquence. Par exemple, commencer par expliquer le principe de wikipédia (combien d'utilisateurs savent ce qu'est un wiki ???), la responsabilité de chacun dans les tags, dans le choix des outils (par ex. : les moteurs de recherche)... Ne pas faire de l'info-doc un vaste marché de consommation, mais comme toujours, apprendre à l'usager à cerner ses besoins, lui montrer les moyens d'y répondre et le responsabiliser dans ses choix d'usager-acteur.
En amont, nous nous posons, ensemble, les questions liées à ces enjeux (sélection, traitement, diffusion..) afin d'éviter les dérives ; mais la solution contre les dérives n'est pas le verrouillage de l'info par les professionnels, ce serait un échec à notre mission, en augmentant la participation consciente du plus grand nombre, la régulation fonctionne. Mais pour faire progresser la participation pertinente il faut la rendre accessible, en expliquer le fonctionnement, imaginer de nouveaux interfaces, etc , voilà notre rôle de médiateur .... Non ?

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Intéressant. Donc, nous déplacer de la "production" ou de "l'encadrement" de l'information vers la formation, la médiation de/vers l'information.
Faire un travail démocratique, donc... Ah ça me plaît bien, c't'idée... Juste : ben y'a du boulot, je retrousse mes manches ;-)

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Oui ;) nos métiers ont encore de beaux jours !!

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Il existe des plateformes web 2.0 bien connues de signets. Mais il existe aussi des logiciels libres qui peuvent être installés sur un serveur.
Il suffit ensuite de donner l'accès à un nombre de médiateurs choisis et surtout de travailler de manière cohérente (broad folksonomies)
Parmi les plateformes téléchargeables gratuitement : Scuttle
http://www.framasoft.net/article3751.html

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